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Quelle moto pour quel gabarit ?

Vous avez flashé sur son look, sur ses performances annoncées, sur ce qu’elle représente, sur ses équipements, sur « ce qu’on en dit ». Vous avez flashé sur tout mais vous n’avez pas encore eu l’occasion de vous installer à son guidon, ou pas vraiment, ou pas longtemps. C’est pourtant par là qu’il faut commencer, histoire de mesurer (et c’est le cas de le dire) la compatibilité de vos mensurations avec celle qui retient votre attention. Bien sûr, ce sera dans la pratique, et dans la durée, que vous validerez si vous êtes vraiment fait pour elle, comme elle pour vous. Une histoire de géométrie en somme, heureusement souvent adaptative.    

Pourquoi choisir une moto adaptée à son gabarit ?

D’une façon générale, on peut dire : pour s’éviter bien des tracas. Car aussi doué et talentueux soit-on, c’est d’abord avec une moto sur laquelle tout tombe naturellement sous les mains, et les pieds (bien posés au sol) que l’on se sentira le plus naturellement à l’aise, et le plus en sécurité. Un contact rapide et naturel de vos arpions posés tout entier et bien à plat sur le plancher des vaches, permettra de récupérer bien des pertes d’équilibre. Parce que c’est déjà de ça qu’il s’agit. Manœuvrer sa moto à l’arrêt, ou à vitesse réduite, voilà une action redoutée par beaucoup. Par tous d’ailleurs, même quand il n’y a pas de problème de taille, simplement parce que nos motos sont le plus souvent lourdes (parfois très), encombrantes (parfois très), et que l’on n’a surtout pas envie de les faire tomber sur le flanc – ne serait-ce qu’à l’arrêt – en ayant le pied qui ripe sur une chaussée glissante, ou en le posant dans un trou que l’on n’aurait pas vu. En action, quand ça roule, que l’équilibre tient par la vitesse, il n’y a plus de problème à être petit sur une grande moto. Au contraire des grands sur une petite moto…

Et oui, car les tracas, ça peut être aussi un manque de confort pour les plus grands, une position de conduite trop ramassée et fatigante à la longue, voire au début. Une moto sur laquelle on se plie, contraignant exagérément les genoux, les coudes, le cou, le dos… Un vrai problème.

 

Petits gabarits et motos imposantes : ça peut faire bon ménage ?

Bien sûr, mais à une condition : être doué ! Vous vous rappelez des pilotes tels que Cyril Neveu ou Gaston Rahier ? Ces petits gabarits qui ont eu à composer lors de leurs participations aux Dakar des années 80 avec des motos disproportionnées comparées à leurs tailles… Sortes de monstres perchés à des hauteurs qui leurs interdisaient de pouvoir poser les deux pieds au sol et les obligeaient même à se désaxer totalement pour ne serait-ce en poser qu’un. Mais avec leur vista, leur technique, leur expérience et leur confiance, ils ont pu faire des merveilles, même s’ils n’auront jamais eu la partie facile. Sans imaginer pareille disproportion presque caricaturale (qui plus est sur un terrain aussi difficile que celui d’un Dakar), rouler au quotidien avec une moto imposante quand on est un petit gabarit réclamera au moins deux des quatre qualités évoquées juste avant pour ces champions. Expérience, technique, voilà au moins les deux piliers indispensables pour s’autoriser à rêver à une très grande quand on est petit. À moins de l’adapter à sa morphologie.

 

Adaptez votre moto à votre morphologie

 

Grande moto et petites jambes 

Certes loin d’être majoritaires, il y a pourtant des motos qui proposent des hauteurs de selle réglables, en général sur deux positions. Un système facile à gérer mais un résultat pas forcément suffisant. Peut-être l’occasion (quand le constructeur – ou un équipementier – le propose) de craquer pour une selle basse en option. Si cette option n’existe pas, une opération communément usitée consiste à faire creuser la selle. Souvent efficace même si on perdra forcément en confort. Autre solution, de substitution ou de complément, opter pour des biellettes adaptables de suspension qui permettent d’abaisser l’arrière. Vous pouvez aussi jouer sur la hauteur des pneus (dans la limite de ce que permet l’homologation).

Petite moto pour grand gabarit 

A l’inverse du point précédent, la solution consiste à opter cette fois pour une selle haute (quand option disponible), ou à la faire rehausser par un sellier. Si on se sent toujours à l’étroit, il est intéressant d’investir (à la condition que des accessoiristes le proposent à leur catalogue) dans des platines de repose-pieds réglables, mais aussi dans un guidon au cintre plus haut (et bas pour les petits gabarits) ou encore pour des pontets plus hauts.

 

Testez votre future moto

C’est la base, mais parfois on se passe des opérations de base… Une action qui permettrait pourtant (ou non) de transformer l’essai, mais en toute connaissance de cause cette fois. S’installer aux commandes d’une moto dans un magasin, c’est déjà valider une géométrie, évaluer un gabarit, imaginer le confort d’une assise. Et vérifier parfois que malgré une hauteur de selle plus importante sur un modèle, le dessin de cette dernière permet aux jambes de glisser plus directement vers le sol, et donc d’y poser les pieds plus facilement que sur une moto certes plus basse, mais à l’assise de selle plus large. Une action intéressante que de s’asseoir en statique donc, mais une action à compléter, si possible, par un essai dynamique (les concessions proposent souvent l’essentiel de leur gamme à l’essai) pour aller plus loin et valider de manière plus avancée votre compatibilité avec celle que vous convoitez.

 

La mécanique joue son rôle

Il y a des motos qui semblent très similaires, de par leurs mensurations, leurs positions de conduite, mais qui en ayant fait le choix d’architectures moteur différentes proposent des caractères bien distincts. Pour faire simple, moins il y aura de cylindres et moins la moto sera souple, plus elle aura de cylindres et plus elle le sera. Plus souple mais avec aussi plus d’inertie (ce qui se ressent surtout, il est vrai, lors de fortes décélérations). Toujours est-il que lors d’évolutions à faible allure, et à hauteur de selle égale, un 4-cylindres vous offrira bien plus de sérénité puisque très souple, et acceptant de rouler un, voire deux, rapports au-dessus sans que la moto hoquette ou risque de caler. Un allié précieux quand il s’agit de maintenir son équilibre dans des espaces confinés. Mais un désavantage lors des manœuvres à l’arrêt, puisqu’un 4-cylindres sera plus lourd… Une histoire de compromis en somme, comme souvent. D’où l’importance encore une fois de tester, pour valider.    

Vous avez ainsi tous les éléments à disposition pour bien choisir votre moto en fonction de votre gabarit. Mais avoir une moto adaptée ne suffit pas, il faut aussi avoir une bonne assurance moto qui s’adapte à vos besoins. Découvrez les différentes formules et garanties d’assurance moto AXA deux-roues
 



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